Ananta Conseil

Activer les leviers de l'engagement au travail

La période actuelle nous met face à des enjeux de taille lorsque l'on parle de recrutement, intégration et fidélisation des collaborateurs. Ce qui différencie notre rapport au travail par rapport à l'ère précédente (oui je parle bien d'ère car les référentiels ont drôlement changé !), c'est la question du sens au travail.

Deux postures possibles face aux nouvelles attentes

Face à ces changements de comportements sociétaux et aux attentes des collaborateurs, deux postures se présentent à nous.

1. Considérer que "c'était mieux avant" et penser que les "jeunes rechignent à l'effort", que "les gens ne veulent pas travailler" ou bien encore que "le gout du travail se perd".
Cette première posture nous permet de trouver des causes externes à des difficultés actuelles et peut nous conduire à perdre en énergie en recrutement, gestion du turnover, gestion de l'absentéisme etc... c'est un choix qui par ailleurs peut être délibéré.

2. ou bien s'adapter à la situation et essayer de notre perception du nouveau monde pour créer les conditions d'une collaboration "gagnant-gagnant".
Cette posture plus complexe, demande une remise en question de nos pratiques et nécessite de se positionner en terme d'expérience collaborateur pour en comprendre les ressorts. Pour autant elle peut nous aider à donner du sens et donc favoriser l'engagement des collaborateurs.

QUESTIONNEMENT SUR DES LEVIERS D'ENGAGEMENT

- La variété et le défi : le travail est-il raisonnablement exigeant et comporte t'il suffisamment de variété ; cet aspect du travail permet de reconnaître le plaisir que peuvent donner la mise en œuvre des compétences et la résolution de problèmes.
- L’apprentissage continu : le travail offre t'il des occasions d’apprentissage sur une base régulière ; cet aspect du travail permet de stimuler le besoin de croissance personnelle.
- Une autonomie subjective et objective : le travail fait il appel à la capacité de décision de la personne ; ce point contribue au besoin d’autonomie et au plaisir tiré de l’exercice du jugement personnel au travail.
- La reconnaissance et le soutien : le travail est-il reconnu et soutenu par les autres dans l’organisation ? Cet aspect du travail stimule le besoin d’affiliation et d’appartenance.
- Une contribution sociale qui fait du sens : le travail permet- il de relier l’exercice des activités et leurs conséquences sociales ? cela contribue à la construction de l’identité sociale et sauvegarde la dignité personnelle. Cet aspect du travail correspond au plaisir de contribuer à la société
- Un futur désirable : le travail permet il d’envisager un futur désirable ? il peut comporter des activités de perfectionnement et d’orientation professionnelle. Cet aspect du travail reconnaît l’espérance comme un droit humain.